
L’automne est, de loin, ma saison préférée. J’aime la douceur des promenades en forêt, sous les feuilles qui virevoltent avant de se déposer sur le sol.
Dans le tumulte du quotidien, les inquiétudes liées à l’économie, à la crise du logement et à l’itinérance prennent beaucoup de place. À cela s’ajoutent la haine, le racisme, la misogynie et les mensonges qui nous parviennent du dirigeant de notre pays voisin, autant envers ses propres citoyens affirmant leur opposition, qu’envers nous. Malgré tout, nous continuons à chercher, du mieux que nous pouvons, des chemins de résilience, de paix et d’apaisement afin d’atténuer la colère qui gronde.
La vie n’est certes pas un long fleuve tranquille, et elle ne l’a jamais été. Chaque époque traverse ses propres tourments, parfois même plus éprouvants que ceux auxquels nous faisons face aujourd’hui.
C’est pourquoi il est si important de nous accorder, au cœur du tumulte, quelques instants pour ralentir, reprendre notre souffle et retrouver un peu de douceur.

Hier nous a sans doute été pour moi, l’une des dernières belles occasions de savourer pleinement l’automne. La saison avance doucement : les arbres se dépouillent peu à peu, les rouges éclatants cèdent la place à des teintes plus sobres, tandis que les jaunes résistent encore courageusement aux intempéries. Bientôt viendra novembre, ce mois où la nature, dépouillée de ses ornements, nous invite, entre le froid et la pluie, à rentrer chez nous et à retrouver la chaleur réconfortante de notre refuge à l’approche des premières neiges.
Les saisons qui se succèdent nous rappellent que chaque cycle a un commencement et une fin. Il en va ainsi de nos vies, où les périodes plus difficiles alternent avec des moments de bonheur.

Chaque chose a sa saison,
et chaque étape de notre existence, son moment :Un temps pour naître, et un temps pour quitter ce monde,
un temps pour semer, et un temps pour recueillir les fruits de la terre.Un temps pour être blessé, et un temps pour guérir,
un temps pour démolir, et un temps pour reconstruire.Un temps pour pleurer, et un temps pour rire,
un temps pour traverser le deuil, et un temps pour danser.Un temps pour laisser aller, et un temps pour rassembler ses forces,
un temps pour se rapprocher, et un temps pour prendre ses distances.Un temps pour chercher, et un temps pour consentir à la perte,
un temps pour garder, et un temps pour se délester.Un temps pour séparer, et un temps pour renouer,
un temps pour garder le silence, et un temps pour prendre la parole.Un temps pour aimer, et un temps pour s’indigner,
un temps pour traverser la discorde, et un temps pour retrouver la paix.(Texte inspiré du Livre de Qohélet)
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