Peut-on toujours se fier complètement aux informations inscrites dans certains documents ?

Recensement du Canada de 1921, Québec, Sub-District 11 – St Sauveur Ward

Les documents accessibles en ligne sont de précieux points de départ pour les recherches généalogiques, mais il est bon de garder à l’esprit qu’ils peuvent contenir des erreurs. Les recensements en offrent un bon exemple : à l’origine, ils étaient remplis à la main. Il arrivait donc que les recenseurs écrivent les noms comme ils les entendaient ou qu’ils présument du genre d’une personne selon la prononciation de son prénom, surtout lorsque celui-ci pouvait désigner aussi bien un homme qu’une femme.

Mon propre prénom, Dominique, illustre bien cette réalité. À une certaine époque, il s’écrivait avec la terminaison « que » aussi bien au masculin qu’au féminin. À plusieurs reprises au cours de ma vie — et cela se produit encore aujourd’hui —, certaines personnes se sont adressées à moi comme à une femme, alors que je suis un homme. L’orthographe Dominic est parfois utilisée pour marquer la distinction, mais il était autrefois considéré comme la forme anglaise du prénom.

Ce type d’erreur se retrouve dans de nombreux documents. Pour confirmer le genre d’une personne, il est donc généralement plus sûr de consulter un acte officiel de naissance que de se fier uniquement à un recensement. Dans ma propre famille, par exemple, Antonio Gauvreau, le frère de mon père, apparaît parfois sous le prénom Antonia et est identifié au genre féminin dans certains documents.

L’image du recensement de 1921 présentée en en-tête en donne une autre illustration très concrète : on y voit clairement que le recenseur a biffé le « le » à la fin du prénom de ma tante Marcelle et l’a inscrite comme un fils plutôt que comme une fille.

Section du recencement de 1921 alor que la famille Gauvreau habitait en 1921 dans le quartier Saint-Sauveur. On parle dans le document du 61 rue Sauvageau. Cette rue se nomme aujourd’hui de Mazenod.
Montage de la fiche descriptive sur Ancestry.

Malgré ces limites, les recensements restent de précieux témoins des lieux où les familles ont vécu. Ils peuvent nous mettre sur de bonnes pistes et enrichir notre compréhension de leur parcours. L’essentiel est de prendre le temps de comparer leurs renseignements avec ceux d’autres documents, afin de construire une histoire familiale aussi juste et fidèle que possible.

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