
Dernièrement, j’ai eu le plaisir de participer au concours du site « Panora Maska, la mémoire en images », une belle initiative de la MRC qui met en valeur des photos historiques liées aux familles et aux événements du territoire maskoutain. Ma participation n’avait pas vraiment pour but de gagner, mais plutôt de contribuer, à ma manière, à préserver et à partager une part de notre mémoire familiale.
Pour mieux comprendre le contexte, on appelle « maskoutaine » une personne qui est née ou qui habite dans la grande région de Saint-Hyacinthe, laquelle regroupe dix-sept municipalités. Le nom Maska est d’ailleurs bien présent sur le territoire. Il tire son origine de la rivière Yamaska et de l’ancienne seigneurie de Maska, à l’origine de Saint-Hyacinthe. Si le sujet vous intéresse, je vous invite à consulter ce site sur l’histoire de Saint-Hyacinthe pour en apprendre davantage. Pour ma part, je suis devenu Maskoutain d’adoption en 2007, et j’en suis très heureux.

C’est dans cet esprit que j’ai publié sur « Panora Maska » la photo présentée ci-dessous, prise à Saint-Hyacinthe en 1907, accompagnée d’un texte racontant les origines et les destinées des personnes qui y figurent. En voici une version bonifiée.

Jean-Baptiste Jarest dit Beauregard est né à Saint-Hyacinthe le 14 juin 1859 et décédé à Sherbrooke le 13 mai 1931. Il était le fils de Jean-Octave Jarest (Saint-Denis-sur-Richelieu, 1824 -Bedford, 1910) et de Marie Emélie Archambault (Saint-Charles-sur-Richelieu, 1823 – Saint-Hyacinthe, 1905).
Il a épousé Malvina Fradette (Saint-Hyacinthe, 1861 -Sherbrooke, 1937) le 20 septembre 1880 à l’Église Notre-Dame-du-Rosaire de Saint-Hyacinthe. Malvina était la fille de Misael Israel Fredette (Saint-Barnabé-Sud, 1841 -Saint-Hyacinthe, 1913) et de Zoé Yvon (Saint-Hyacinthe, 1831-1867).
Ils ont eu 11 enfants en 19 ans. Jean-Baptiste était mécanicien-plombier de son métier.
Sur cette photo figure la famille telle qu’elle était en 1907 lorsqu’elle habitait sur la rue Bourdage. Un seul enfant encore vivant n’y figure pas, car il était au juvénat depuis l’âge de 12 ans chez les frères du Sacré-Cœur. Il s’agit de Dominique Jarest (voir photo d’entête), alias Frère Odilon (Saint-Hyacinthe, 1881 -Sherbrooke, 1921).
De gauche à droite, nous retrouvons Armand, dit Edouard Jarest (Saint-Hyacinthe, 1897 -Montréal, 1969). Il était boucher. Il a épousé Bertha Côté (Sherbrooke,1893 -Montréal, 1970) à Sherbrooke en 1917. Le couple a eu deux filles, Marcelle et Jeannine.
Debout à l’arrière, Antoinette Jarest (Saint-Hyacinthe, 1884 -Sherbrooke, 1966). Elle a été célibataire toute sa vie. Elle était garde-malade. Près d’elle, Adrien Jarest (Saint-Hyacinthe, 1886 -Sherbrooke, 1943). Il a aussi été célibataire toute sa vie. Il était mécanicien.
Assis à sa droite, Joseph-Albert Jarest, mon grand-père (Saint-Hyacinthe, 1895 -Duluth, Minnesota, É.-U. 1939). Il a épousé Marie-Perreault (Lambton, 1895 -Laval, 1979). Ils ont eu trois enfants : Jacques-Henri-Guy Jarest (Saint-Hyacinthe, 1919), décédé à l’âge de sept jours), Yvette Jarest, ma mère (Sault-Sainte-Marie, Ontario, 1921 -Longueuil, 1993) et Gérald Jarest (Duluth, Minnesota, US 1923- Lambton 1940). Le couple a divorcé vers 1925. Yvette et Gérald ont été pris en charge quelques temps par Elzéar Perreault, le frère de Marie. Plus tard, Antoinette et Blanche Alice Jarest sont devenues les tutrices d’Yvette. Gérald a été adopté par son oncle.
Enfin, colée contre sa mère, Blanche-Alice Jarest (Saint-Hyacinthe, 1901 -Sherbrooke, 1985). Elle a été enseignante un temps et comptable dans les années avant sa retraite. Elle ne s’est jamais mariée. Cependant, elle et sa sœur Antoinette ont pris soin de leurs parents jusqu’à leur décès. Elles ont permis à leur nièce Yvette de faire des études supérieures. En 1946, Yvette a épousé mon père, Vincent Gauvreau (Québec 1911 -Montréal 1968) à Richmond. Les sœurs Jarest ont toujours été présentes et bienveillantes pour tous les membres de la famille. Blanche Alice a aussi été la fondatrice du mouvement des Guides de l’Estrie en 1935. À ce titre, elle figure comme pionnière sur une des murales de la Ville de Sherbrooke nommée « Destinée et origines », située au 250, rue Laurier.






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