Le ciel rage contre la terre

Les orages de juin dernier dans la région de Montréal ont fait beaucoup de dégâts
Crédit photo: LA PRESSE CANADIENNE/Peter McCabe

Après deux jours de chaleur et d’humidité, la région maskoutaine se retrouve sous l’influence d’un système d’averses et d’orages susceptible de laisser entre 80 et 100 millimètres de pluie au sol. Ces précipitations importantes pourraient provoquer des inondations localisées, un phénomène devenu plus fréquent au cours des dernières années. Alors que, dans les années 1980 et 1990, ce type de tempête estivale était souvent décrit comme un événement exceptionnel pouvant survenir une fois par siècle, il semble désormais se répéter plusieurs fois par année.

Dans ce contexte, le fait d’habiter loin de Montréal, dans un secteur plus élevé de ma ville, demeure un avantage appréciable. Jusqu’à maintenant, mon quartier a été relativement épargné par ce type de sinistre. Une exception notable remonte toutefois à la première tempête de neige de novembre dernier, lorsque près de 20 centimètres de neige lourde et gorgée d’eau sont tombés. Sous l’effet combiné du poids de la neige et des rafales de vent, l’érable devant la maison s’était alors fendu en deux.

Reste à espérer que l’épisode météorologique en cours ne prendra pas l’ampleur de celui du 20 juin dernier, qui avait durement touché Montréal et sa Rive-Sud.

Une chose paraît toutefois de plus en plus évidente : sous l’effet des changements climatiques, le déroulement des saisons n’a plus le même visage.

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