
J’ai mis fin à mes premières publications il y a environ deux ans. À cette époque, je partageais mes premières recherches en généalogie ainsi que l’histoire de certaines personnes présentes dans mon arbre familial.
Cet arbre tient compte de la dimension élargie des familles qui le composent, autant du côté des ancêtres que de celui des descendances.
Entreprise il y a maintenant six ans, cette démarche m’a permis de reconstituer une histoire qui en englobe tant d’autres. Elle m’a aussi aidé à rétablir certaines vérités, à mettre fin à des années de silence et à nommer des évènements qui avaient longtemps été tus.
Ce parcours a parfois été déroutant, voire troublant. Il s’est toutefois révélé profondément enrichissant et a contribué à ouvrir davantage mon esprit.
Est-ce « woke » de reconnaître la diversité familiale et de mettre en lumière la mémoire des siens, et de refuser de perpétuer ce que certains ont choisi de taire par orgueil ou pour sauver les apparences ? Je ne le crois pas. Au contraire, je crois que cette reconnaissance est salutaire.
Nous vivons tous, à différents degrés, sous le regard des autres. Nous détestons nous sentir jugés, mais cette peur du jugement nous est rarement utile. Elle mène souvent à davantage de souffrance qu’à la réalisation de soi.
Elle nourrit aussi ce sentiment désagréable d’imposture, comme si notre propre histoire devait être validée par le regard extérieur.
Nous avons intériorisé beaucoup de choses au fil du temps, et ce, à partir de sources nombreuses. La famille en fait partie : non seulement par ses attitudes parfois négatives, mais aussi, heureusement, par les bons souvenirs et les relations aimantes qu’elle nous transmet.
Pour avancer, il devient essentiel de porter un regard plus équilibré sur cet héritage. Il faut cesser de se victimiser, sans pour autant nier ce qui a été vécu. Comprendre son histoire familiale, c’est aussi apprendre à s’en libérer avec lucidité.
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